On dit souvent qu’il faut lever la tête pour redécouvrir une ville. Autour du lac du Bourget, on peut aller un peu plus loin : prendre de la hauteur pour regarder autrement un paysage que l’on pensait connaître par cœur.
Le lac, Aix-les-Bains, la Dent du Chat, les Bauges, la Chautagne … vus depuis un parapente, les repères changent complètement. Même lorsque l’on habite ici depuis longtemps, on découvre des distances, des reliefs et des perspectives que l’on ne perçoit jamais depuis la route, les plages ou les belvédères.
Et si l’image d’un parapente suspendu plusieurs centaines de mètres au-dessus du sol peut impressionner, la réalité du vol est étonnamment douce. Nous l’avons testé et c’est probablement ce qui nous a le plus surpris : une fois le décollage passé, on est confortablement installé dans la sellette, porté par l’air, sans moteur et sans cette impression de chute. Il est plutôt question d’une paisible légèreté.
Il reste à savoir où voler car autour du lac du Bourget, il n’existe pas un seul site de parapente mais plusieurs zones de décollage, chacune avec sa situation, son orientation et son panorama.
Où faire du parapente autour du lac du Bourget ?
Le choix du site ne dépend pas seulement de l’envie du jour. En parapente, la météo et le vent décident en grande partie du programme. Un spot de décollage peut offrir de très bonnes conditions tandis qu’un autre, à quelques kilomètres seulement, sera inutilisable.
Pour un baptême, c’est donc le moniteur qui détermine le site le plus adapté. Pour les pilotes autonomes, il faut évidemment se renseigner précisément sur l’aérologie locale, les zones d’atterrissage et les contraintes aériennes avant de décoller.
Autour du lac du Bourget et du bassin aixois, cinq sites méritent particulièrement d’être connus.
Le Revard : prendre de la hauteur au-dessus d’Aix-les-Bains

Le Revard domine directement Aix-les-Bains et le lac du Bourget. Le site de vol libre est installé au nord du belvédère et permet de décoller à plus de 1 500 mètres d’altitude. Depuis là-haut, la vue s’ouvre sur le lac, la Dent du Chat, la chaîne de l’Épine, mais aussi sur une large partie des massifs environnants.
C’est probablement le site qui correspond le mieux à l’image que l’on se fait d’un vol en parapente à Aix-les-Bains : on quitte le plateau du Revard et l’on se retrouve avec la ville et le lac très largement sous les pieds.

Le décollage n’est toutefois pas exploitable tous les jours. L’orientation du site demande des conditions de vent adaptées et les thermiques peuvent devenir soutenus en cours de journée. La proximité de l’espace aérien de Chambéry impose également le respect de règles précises pour les pilotes autonomes.
Quand toutes les conditions sont réunies, difficile en revanche d’imaginer balcon plus spectaculaire sur le bassin aixois.
Le col du Sapenay : au plus près du nord du lac

Le Sapenay offre une expérience assez différente. Situé au-dessus de Cessens et de Chindrieux, le col culmine à 897 mètres et constitue depuis longtemps un site de vol libre réputé. Le plateau forme déjà, depuis la terre ferme, un superbe balcon au-dessus du lac. Une fois dans les airs, la vue s’étend sur la Chautagne, le nord du Bourget, le Rhône et les reliefs du Jura. On peut également voir Rumilly, Annecy et … le Mont Blanc !
C’est ici que nous avons volé.
Et même en connaissant très bien ce secteur, il est assez saisissant de voir à quel point quelques minutes en l’air suffisent à changer complètement la lecture du paysage. Les routes deviennent minuscules, les reliefs prennent une autre dimension et le lac apparaît dans son environnement beaucoup plus largement qu’il ne le fait depuis un belvédère.

On ne regarde plus simplement une belle vue sur le lac. On se trouve au milieu du paysage.
Le Sapenay est également intéressant pour les vols qui utilisent les ascendances. Le parapente n’est en effet pas seulement une lente descente vers l’atterrissage. Lorsque les conditions le permettent, le pilote cherche les masses d’air ascendantes pour reprendre de l’altitude et prolonger le vol.
C’est assez amusant la première fois : on décolle d’une montagne et, quelques minutes plus tard, on peut se retrouver plus haut que l’endroit dont on vient de partir.
Mont du Chat / Dent du Chat : voler depuis l’autre côté

Lorsqu’on parle de parapente autour du lac du Bourget, on pense souvent d’abord au Revard et au Sapenay. Pourtant, il existe aussi un vrai site de décollage sur le versant du Mont du Chat, côté Saint-Paul-sur-Yenne.
Le panorama est très différent. Le site s’ouvre notamment sur le Mont Tournier, le Rhône et les lacs de Chevelu. On n’est donc plus dans le survol direct d’Aix-les-Bains et de la rive est du Bourget, mais sur l’autre grande barrière montagneuse qui encadre le lac.
Le site du Mont du Chat a par ailleurs été réaménagé pour faciliter son accès, notamment aux personnes à mobilité réduite. La pente de décollage a été adoucie et un chemin d’accès a été aménagé.
Le Sire : un autre grand site du plateau de La Féclaz
Plus au sud, au-dessus de La Féclaz, le Sire constitue un autre site important du vol libre savoyard. Il possède plusieurs zones aménagées pour le parapente, dont des décollages orientés nord et sud. La situation permet d’embrasser un panorama très large sur les Bauges, le bassin chambérien et le lac du Bourget au loin.
Pour un visiteur venu uniquement chercher un baptême « au-dessus du lac », le Sire est sans doute moins évident que le Revard ou le Sapenay. Pour comprendre les différents sites de parapente autour du bassin aixois et chambérien, il mérite néanmoins largement sa place.
Les pilotes autonomes doivent en revanche être particulièrement attentifs aux restrictions aériennes liées à l’aéroport de Chambéry, le site se trouvant en bordure de zones réglementées.
Vérel-Pragondran : entre Chambéry et le lac du Bourget
Encore un peu plus au sud, le décollage de Vérel-Pragondran se situe sous les falaises du Nivolet, à environ 900 mètres d’altitude.
Le site domine directement le bassin chambérien tout en conservant une vue vers le lac du Bourget et la chaîne de l’Épine. Les conditions y sont notamment favorables avec certaines brises et des vents modérés de nord à nord-ouest.
Là encore, on est davantage sur un site du bassin chambérien que sur un décollage directement posé au-dessus du lac. Mais géographiquement et pour la pratique locale du parapente, il complète parfaitement les quatre sites précédents.
Quel baptême de parapente choisir ?
Quand on réserve son premier vol, la question n’est pas uniquement « où vais-je décoller ? ». Il faut aussi choisir la durée et le type d’expérience que l’on souhaite vivre.
Les noms des formules changent selon les écoles, mais on retrouve généralement la même logique : un vol court pour découvrir, un vol plus long permettant davantage de profiter des ascendances, puis des formules encore plus longues pour ceux qui veulent passer davantage de temps en l’air.
Le vol découverte : pour un premier contact tout en douceur
Un vol découverte dure généralement une dizaine de minutes à un quart d’heure, parfois davantage selon les conditions et l’école.
Ce n’est pas forcément « trop court ». Pour quelqu’un qui ne sait pas du tout comment il va réagir en l’air, c’est une excellente manière de découvrir la sensation sans partir immédiatement pour un long vol.
Les créneaux matinaux présentent aussi souvent des masses d’air plus calmes. C’est notamment pour cette raison que les vols destinés aux jeunes enfants sont généralement organisés à ces horaires.
Chez Bauges Parapente, le vol découverte autour d’Aix-les-Bains est annoncé pour 10 à 15 minutes de vol.
Le vol en ascendances : quand le parapente commence vraiment à monter
Si vous souhaitez comprendre ce que le parapente est capable de faire au-delà d’une simple descente, un vol plus long utilisant les ascendances devient particulièrement intéressant.
Le principe consiste à exploiter les courants d’air qui montent le long des reliefs ou les ascendances thermiques. En tournant dans ces zones, le pilote gagne progressivement de l’altitude.
Le vol devient donc plus long, mais surtout plus aérien : on peut se déplacer davantage et prendre suffisamment de hauteur pour changer encore une fois de perspective.
C’est la formule que nous conseillerions volontiers à quelqu’un qui souhaite vraiment profiter de l’expérience et pas simplement pouvoir dire « j’ai essayé le parapente ».
Et si je veux piloter ou ajouter quelques sensations ?
Il ne faut pas forcément choisir un « vol sensations » séparé pour cela. Selon l’école, le moniteur, les conditions et surtout vos envies, il est souvent possible de prendre brièvement les commandes ou de terminer le vol avec quelques manœuvres plus dynamiques.
C’est exactement ce qui nous a été proposé pendant notre vol : profiter tranquillement du paysage et des ascendances, puis, si on en avait envie, ajouter quelques petites acrobaties avant l’atterrissage.
Chez Bauges Parapente, le pilotage et quelques sensations peuvent par exemple être intégrés au vol découverte sans supplément, lorsque les conditions le permettent.
Mais il faut insister sur un point : le parapente n’est absolument pas obligé d’être une activité à sensations fortes.
On peut parfaitement passer tout son vol à contempler le paysage. Et c’est même ce qui nous a étonnés : malgré l’altitude, la sensation peut être extrêmement paisible. On est assis, la voile travaille au-dessus de soi et, sans moteur, il reste essentiellement la musique du vent.

Du baptême à l’autonomie : apprendre à voler seul
Un baptême donne clairement envie de recommencer. Le parapente est une activité que l’on peut apprendre pour voler ensuite de façon autonome.
Il y a d’ailleurs une particularité assez étonnante en France : il n’existe pas de permis de parapente obligatoire pour pratiquer en loisir. Les brevets délivrés dans le cadre fédéral permettent de valider un niveau de compétence, mais ils ne fonctionnent pas comme un permis de conduire ou une licence de pilote d’ULM obligatoire avant de pouvoir décoller seul.
Sur le papier, quelqu’un pourrait donc acheter son matériel et décider d’aller voler. Dans la pratique, ce serait évidemment une très mauvaise manière de découvrir l’activité. Lire une masse d’air, comprendre la météo, préparer un décollage, choisir son site, gérer une fermeture de voile, organiser son approche et son atterrissage ou encore connaître les règles de circulation aérienne demandent de vraies connaissances.
C’est justement tout l’intérêt des stages proposés par les écoles. Thomas, de Bauges Parapente, nous l’expliquait assez simplement : « Je recommande au moins deux stages de cinq jours pour partir ensuite vers l’autonomie en toute sérénité. » Leur parcours commence par un stage d’initiation puis se poursuit avec des stages d’autonomie et de progression. Selon le rythme de chacun, il faut souvent compter deux à trois stages avant de devenir réellement autonome sur un site connu et dans des conditions calmes.
Cette progression change complètement la perspective. Après avoir découvert le vol comme passager, on apprend progressivement à préparer sa voile, décoller, piloter, exploiter les ascendances, construire son approche et atterrir soi-même. Et une fois l’autonomie acquise, on retrouve probablement ce qu’il y a de plus séduisant dans le parapente : la possibilité d’aller voler avec sa propre voile lorsque les conditions sont bonnes.
Une responsabilité civile aérienne reste nécessaire pour pratiquer et, surtout, autonomie ne veut pas dire voler n’importe où ni n’importe quand. Les règles propres aux sites, les espaces aériens et les conditions météo restent à respecter à chaque sortie.

Où réserver un baptême ? Notre expérience avec Bauges Parapente
Pour notre premier vol, nous sommes partis avec Bauges Parapente, une école installée à Lescheraines, au cœur du massif des Bauges.
L’école, à taille humaine, s’articule autour de Thomas Batard, son fondateur et gérant, avec Audrey et une équipe de moniteurs composée notamment d’Elycien, des deux Valentin, Nury et Ginel, et d’Édouard. Une équipe chaleureuse et bienveillante, et ce n’est pas une formule toute faite : c’est vraiment ce que nous avons ressenti avant, pendant et après le vol.
Ils proposent des baptêmes mais aussi des stages pour ceux qui souhaitent aller plus loin et apprendre ensuite à voler eux-mêmes. Au-delà des diplômes et de l’expérience, ce que nous retiendrons surtout est la manière dont l’équipe nous a accompagnés. Une fois en l’air, on comprend vite pourquoi ils aiment autant leur métier.
Nous avons décollé du Sapenay, chacun avec notre moniteur, et nous en sommes revenus avec la même impression : on s’attendait à vivre quelque chose de spectaculaire, on n’avait pas forcément anticipé à quel point ce serait également aussi agréable et contemplatif.
Bauges Parapente vole principalement depuis le Revard et le Sapenay pour le secteur d’Aix-les-Bains, en choisissant le lieu en fonction des conditions du jour. Pour découvrir leurs différentes formules et réserver, leur page consacrée au parapente au lac du Bourget regroupe les informations pratiques et les disponibilités.
Le parapente est-il vraiment accessible à tout le monde ?
Il n’est pas nécessaire d’être sportif. Le passager doit essentiellement pouvoir effectuer les quelques pas nécessaires au décollage. Une fois en vol, il est installé dans sa sellette et le pilote s’occupe de la voile.
À partir de quel âge un enfant peut-il faire du parapente ?
Cela dépend des professionnels et des conditions, mais les enfants peuvent commencer très jeunes. Bauges Parapente propose par exemple des baptêmes à partir de 4 ans, avec des vols courts organisés dans les conditions généralement plus douces du matin.
Pour un enfant, le point important est surtout qu’il ait réellement envie de voler et qu’il accepte de partir avec son moniteur pendant que ses parents restent au sol.
Peut-on faire du parapente quand on a le vertige ?
C’est probablement l’une des questions que se posent le plus les personnes qui hésitent mais la sensation n’a rien à voir avec celle que l’on peut éprouver au bord d’un balcon, d’une falaise ou d’une passerelle. Une fois en l’air, il n’y a plus ce bord immédiat sous les pieds qui donne l’impression que l’on pourrait tomber.
Curieusement, le moment qui peut paraître le plus impressionnant est donc plutôt celui où l’on est encore … au sol.
Comment se passe le décollage ?
Le pilote prépare la voile derrière le passager, vérifie l’équipement et donne quelques consignes simples. Lorsque tout est prêt, il faut avancer puis courir quelques pas dans la pente. La voile se gonfle, commence à porter le pilote et son passager et, presque naturellement, les pieds quittent le sol.
Ce passage reste forcément un petit moment d’adrénaline. Mais il est très bref : seulement quelques secondes suffisent.
Une fois en l’air, c’est beaucoup plus confortable qu’on ne l’imagine
Avant d’avoir essayé, j’imaginais quelque chose de beaucoup plus physique. En réalité, on s’installe rapidement dans la sellette comme dans un siège suspendu.
Il n’y a pas besoin de se tenir à bout de bras, pas de moteur qui vibre derrière soi et, sur un vol calme, pas de mouvements violents non plus. On se laisse porter.
C’est certainement l’une des raisons pour lesquelles le parapente fonctionne aussi bien comme activité de découverte. L’image vue depuis le sol est spectaculaire ; la sensation vécue là-haut peut être au contraire particulièrement douce.
Pourquoi le lac du Bourget est encore plus beau vu du ciel ?
Le lac du Bourget ne manque franchement pas de points de vue. On en a d’ailleurs recensé les principaux dans notre guide des panoramas incontournables du lac du Bourget. On peut monter au Revard, à la Chambotte, au Molard Noir, au belvédère d’Ontex, marcher sur les crêtes ou simplement changer de rive.
Le parapente apporte une toute autre expérience.
Depuis un belvédère, on regarde le paysage depuis un point fixe. En vol, tout bouge lentement autour de soi. On voit les montagnes se détacher les unes des autres, on découvre ce qui se cache derrière une crête et on comprend beaucoup mieux comment Aix-les-Bains, la Chautagne, les Bauges et le lac s’inscrivent les uns par rapport aux autres. Et surtout, on peut monter toujours plus haut.
C’est peut-être ce qui donne le plus cette sensation de liberté : on ne se contente pas de partir d’un point élevé pour redescendre doucement dans la vallée. Grâce aux ascendances, le pilote peut gagner de l’altitude et chercher de nouveaux angles sur le paysage.
On croit connaître le lac parce qu’on l’a regardé cent fois. Puis on le voit d’en haut et on se rend compte qu’il restait encore un point de vue à découvrir.
Quand peut-on faire du parapente autour du lac du Bourget ?
Impossible de répondre par une heure ou un jour idéal valable toute l’année. Le parapente dépend directement de la météo.
Direction et force du vent, développement des thermiques, couverture nuageuse et évolution prévue au cours de la journée sont analysés avant chaque vol.
Ainsi, le lieu peut être modifié jusqu’à la veille du décollage. Les professionnels disposent de plusieurs sites pour s’adapter aux conditions météorologiques.
Bauges Parapente utilise notamment le Revard et le Sapenay autour d’Aix-les-Bains et peut se déplacer vers d’autres décollages du secteur lorsque les conditions l’imposent. L’heure et le lieu définitifs sont confirmés en fonction des prévisions.
Si votre objectif absolu est de décoller d’un site particulier, mieux vaut donc le signaler en amont et prévoir plusieurs dates possibles.
Comment s’habiller pour un baptême de parapente ?
Même lorsque la température est agréable au bord du lac, on peut rapidement avoir plus frais en altitude et dans l’air.
Prévoyez donc :
- des chaussures fermées permettant de courir quelques mètres ;
- un pantalon ou une tenue confortable ;
- une couche supplémentaire lorsqu’il fait frais ;
- des lunettes de soleil si vous en portez habituellement.
Le casque et l’équipement de vol sont fournis par le professionnel.
Combien coûte un baptême de parapente au lac du Bourget ?
Le tarif dépend principalement de la durée du vol et du type de formule choisie.
À titre d’exemple, les tarifs actuellement affichés par Bauges Parapente autour d’Aix-les-Bains vont de 90 € pour le vol enfant, 100 € pour le vol découverte, 130 € pour le vol ascendances à 175 € pour le vol Prestige de 35 à 40 minutes.
C’est une expérience à vivre au moins une fois. Elle nécessite du matériel, des professionnels formés, une navette pour rejoindre la zone de décollage … Et la sensation est tellement exceptionnelle que le prix est largement justifié.
C’est une façon assez fabuleuse de redécouvrir son propre environnement que l’on vive habituellement autour du lac ou que l’on soit un touriste.

Alors, est-ce que ça vaut le coup ?
On dit souvent qu’il faut lever la tête pour redécouvrir une ville. Ici, il suffit finalement de prendre suffisamment de hauteur pour la regarder, elle aussi, d’un autre angle.
Aix-les-Bains, le lac, les montagnes, la Chautagne … tout est toujours à la même place mais, de là-haut, dans les hauts lieux où souffle l’esprit, on a presque l’impression de découvrir un nouvel endroit.
On avait déjà vu le lac depuis presque tous ses belvédères. Il nous manquait simplement celui qui n’en est pas un : le ciel.





